Comment EMALEC a sécurisé la migration de son système d’information

Comment EMALEC a sécurisé la migration de son système d’information

Grâce à une méthodologie agile d’industrialisation, l’entreprise spécialiste en maintenance multitechnique et multisites a assuré la continuité de service de son outil de production MozarIS basé sur des technologies Microsoft actuelles.

MozarIS est l’élément central du Système d’Information d’Emalec (450 pers., CA 60 M€, 7 filiales dont 3 à l’étranger). Il pilote en central les métiers indispensables au bon fonctionnement de l’entreprise (RH, comptabilité, production, informatique, gestion…). Originellement développé en VB6 au début des années 2000 par Apitech, l’outil restait fiable, mais une réflexion a été menée pour assurer sa pérennité, en phase avec des technologies Microsoft actuelles (.Net et C#). Il s’agissait d’un challenge d’envergure puisqu’il concernait la migration de l’application existante à l’identique vers le nouvel environnement, sans pertes de fonctionnalités ni relooking avec un fort enjeu de continuité de service. Une mission confiée à son prestataire historique, Apitech, dans son activité de réalisation et de maintenance de logiciels spécifiques comme le raconte Vincent Sauvageon, directeur informatique chez Emalec en charge du projet.

« Nous avons choisi d’avancer de manière agile, itérative, en intégrant des petits modules fonctionnels (…). Apitech a su répondre à toutes ces problématiques. Ce prestataire de confiance et de qualité apporte une connaissance et une performance très appréciable. »
Vincent Sauvageon, directeur informatique Emalec

Des problématiques techniques et organisationnelles cruciales

Beaucoup de PME se demandent comment procéder pour migrer leurs outils informatiques dédiés à la production. D’autant que Microsoft annonce assez fréquemment l’arrêt de la maintenance de certains modules techniques. Dès lors, faut-il passer sur une offre packagée, un progiciel ou réussir à conserver l’existant ? C’est ce dernier pari qu’a souhaité relever Emalec, ce qui a impliqué la mise en œuvre d’une méthodologie d’industrialisation susceptible de faire cohabiter les deux versions : l’historique et la nouvelle en cours de développement, sans régression ni rupture fonctionnelle.

La centralisation de l’informatique

L’équipe de Vincent Sauvageon est composée de six personnes, dont trois développeurs, un support hotline pour la partie bureautique ainsi qu’un administrateur systèmes et réseaux. Outre l’outil de production MozarIS, le service gère également trois sites web orientés clients, techniciens et sous-traitants ainsi qu’un très gros parc téléphonique.

Au niveau du siège, l’équipe planification gère les tournées des techniciens, qui assurent la maintenance curative et préventive d’équipements les plus divers. Les techniciens terrain doivent avoir accès en permanence à ce système afin de ne pas être bloqués lors d’une intervention, car la moindre panne est préjudiciable et peut provoquer d’énormes pertes financières. L’ERP étant connecté à leurs tablettes, ils synchronisent celles-ci quotidiennement pour obtenir les dernières informations concernant les actions qu’ils ont à mener. Toutes les filiales françaises sont connectées dessus. Chacune peut avoir un serveur de fichier pour ses données propres, mais tout est sauvegardé centralement.

Un outil spécifique pour couvrir les seuls besoins de l’entreprise

« MozarIS intègre des ponts avec des outils financiers incontournables au niveau de la gestion de la paie et de la comptabilité. Contrairement à un ERP sur étagère de type SAP bénéficiant d’une large palette de fonctionnalités, MozarIS ne répond qu’à nos seuls besoins et nous en avons le plein contrôle. En matière de support, un éditeur est sélectif au niveau des retours utilisateurs. Or, il fallait que toutes nos remarques soient prises en compte. L’informatique devait avoir la main sur les développements afin de répondre dans un délai très court à des demandes très diverses des chargés d’affaires et de notre gouvernance. Par conséquent, il nous fallait un outil flexible construit autour d’une structure solide » explique Vincent Sauvageon.

Des développements en mode agile pour atteindre le « zéro indisponibilité »

MozarIS est divisé en deux : un côté fonctionnel d’une part et, d’autre part, toute la partie infrastructure sur laquelle de gros investissements ont été réalisés pour atteindre la « zéro indisponibilité » de l’outil fonctionnel. Il fallait répondre à des problématiques clients ou de production ne pouvant attendre une nouvelle mise à jour du logiciel par un éditeur, d’où la nécessité de conserver la main sur l’outil. « Apitech a su répondre à toutes ces problématiques. Ce prestataire de confiance et de qualité apporte une connaissance et une performance très appréciable. Nous avons décidé de basculer sur du .Net et du C# pour sécuriser l’évolution et la pérennité de MozarIS.» raconte Vincent Sauvageon.

Eviter l’effet tunnel

Emalec tenait absolument à éviter un « effet tunnel » en termes de méthodologie, qui aurait consisté à échelonner des développements tout au long de l’année avec un « big bang » final remplaçant l’existant par le nouvel outil. Or, le risque de surplace était trop important : « nous aurions été bloqués en termes de mises à jour et d’évolutions. Nous avons donc choisi d’avancer de manière agile, itérative, en intégrant des petits modules fonctionnels avec des allers et retours jusqu’à ce que cela fonctionne avant de passer en production. Cette logique ingénieuse d’avancée pas-à-pas a permis aux utilisateurs de continuer à utiliser l’outil actuel. Dès qu’un module était prêt, il était injecté à la place de l’ancien de façon transparente. Le système vivait avec deux technologies en parallèle : un gros module en VB6 et celui en cours de déploiement, dans lequel se trouvaient les nouvelles briques, avec des passerelles entre les deux. La fonctionnalité la plus cruciale – la gestion des DI (demandes d’intervention) – a été traitée à la fin, après nous être assurés du bon fonctionnement général ».

Entrons dans la technique avec Apitech

Pour Philippe, consultant technique chez Apitech : « Les choix techniques ont été déterminants dans la réussite de ce projet conséquent (470 formulaires et plus de 600 jours de développement) et critique pour l’entreprise puisque MozarIS constitue la colonne vertébrale d’Emalec. L’écran principal d’entrée comprenait une trentaine de boutons, chacun donnant accès à une fonction de l’entreprise (Clients, Comptabilité etc.). Au total, on naviguait dans une arborescence de 470 formulaires. Impossible de tout traiter d’un coup ! Nous avons donc découpé l’ensemble du projet en 70 lots de tailles différentes, en prenant en compte le fait que certains formulaires étaient communs à plusieurs branches de l’arborescence ».

L’implication de testeurs internes

Les modules ont été préalablement déployés auprès d’un nombre restreint de collaborateurs pour éviter d’incessants allers et retours avec les utilisateurs finaux. « Nous avions mobilisé une personne ou deux du service informatique pour éliminer toutes les problématiques visuelles ou techniques simples. Par la suite, les testeurs métiers ont pu tranquillement prendre l’outil en main sans tomber sur de gros bugs. À ce stade, nous n’avons pas souhaité d’évolutions fonctionnelles, car nous ne voulions pas courir le moindre risque ».

Le travail du quotidien facilité

Le premier bénéfice constaté fut l’absence de perte fonctionnelle. Pour Vincent Sauvageon, « L’implantation de nouveaux composants technologiques nous a permis d’améliorer certaines fonctionnalités d’affichage de listes, de présentation et de tri. Ces évolutions ont apporté de réels « plus » aux collaborateurs. Nous avons des centaines de listes, tous types de formulaires, des demandes d’interventions, tout ce qui concerne la production de l’entreprise. Nous avons rajouté des fonctionnalités permettant à l’utilisateur d’être beaucoup plus performant dans la recherche d’informations à l’écran. Ces listes ont donc été simplifiées et améliorées. ».

Il ajoute : « La nouvelle base technologique permet à Emalec d’envisager sereinement les années à venir et d’aller plus loin dans le fonctionnel pour traiter les nouvelles demandes. Le ROI ne se matérialise pas financièrement parlant, mais impacte positivement le ressenti de confort de travail au quotidien ».

De nombreux projets de développement

Les thématiques futures impliquent beaucoup de sujets d’automatisation :

  • Intégration de la signature électronique via l’industrialisation de la chaîne de validation des contrats avec les sous-traitants.
  • Dématérialisation des factures papier pour préparer sereinement 2024.
  • Évolution des sites web, techniciens et clients.
  • Intégration d’un outil de ticketing pour l’informatique, intégré à MozarIS.

« Apitech a grandement contribué à la mise en place de passerelles entre MozarIS et les outils de nos clients. Nous allons poursuivre cette démarche, car il est indispensable d’avoir une ouverture vers nos clients, notamment des grands comptes qui nécessitent des processus automatisés. Ainsi, les demandes curatives urgentes arriveront directement au niveau des chargés d’affaires, le but étant de réduire le temps de traitement » conclut Vincent Sauvageon.

EMALEC : quelques repères pour ces spécialistes de la maintenance multitechnique et mutisites en Europe

 

Chiffres clés Activités Du point de vue opérationnel
Plus de 20 ans d’expérience Protection incendie Etudes
450 salariés Génie climatique Conception
250 techniciens salariés Sécurité Réalisation
250 000 interventions / an Second oeuvre Contractualisation
60 millions d’euros de CA Génie électrique Réalisation
Filiale du Groupe SAMSIC (2017) Plomberie / Serrurerie Livraison

Le savoir-faire d’Apitech d’adapte à vos contraintes métier

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    Showroom de l’Internet des Objets (SIdO) 2019 ►1,5 min

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    Cette année nous nous sommes rendus au SIdO 2019. Pour cette 5ème édition, le showroom de l’internet des objets (SIdO) a intégré la robotique en plus de l’Intelligence Artificielle (IA), et de l’IoT (Internet of Things). Les conférences étaient résolument orientées industrie du futur et importance des données, les robots ont pris place (d’ailleurs saviez-vous que pepper le robot arrive dans les gares SNCF ?),  découvrez en quelques images à quoi pourra ressembler un espace où vivent humains et robots !

    Et si vous souhaitez tout comprendre de l’IA consultez notre article de blog => Prenons le temps de bien comprendre ces 2 lettres : IA

    Bon visionnage !

      Dizisoft : comment atteindre la performance industrielle ?

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      Positionnée sur un marché mondial, la startup Dizisoft cible les entreprises équipées d’automates, de commandes numériques, de robots pour des productions de masse avec des enjeux cruciaux de productivité.

      Le logiciel Diziscop réalise des acquisitions de données pour restituer les diagrammes de cycles des machines et analyser et corriger les dégradations de cycles. L’industrie automobile est un gros client représentant des enjeux énormes : la moindre dérive de temps entraîne des chutes de production catastrophiques. La valeur ajoutée de Diziscop réside en sa capacité à apporter un gain de temps et de fluidification de la production.

      Le cœur du système ? Son mode de communication avec les équipements industriels. Pour pouvoir faire de l’acquisition de données, il faut bien maîtriser tous les protocoles de communication. Le challenge a consisté à trouver une équipe ayant des compétences en milieu industriel pour réaliser du développement de logiciel en C# et prendre en charge parallèlement la gestion de la partie communication. Certains protocoles sont des standards industriels mais il existe des cas particuliers tels les automates Siemens qui ont des réseaux propriétaires. Apitech a su dialoguer avec les constructeurs pour obtenir les informations techniques leur permettant de développer le protocole nécessaire.

      “Le succès de la commercialisation du produit dépendait de leur capacité à tenir les engagements, respecter le coût et le délai. La première release stable chez le client est sortie en neuf mois et ses résultats vont au-delà des espérances. Le produit reste totalement ouvert en termes de développement et peut être enrichi de façon très flexible : l’éventail des fonctionnalités a été multiplié par deux selon Christophe R., le dirigeant de Dizisoft.

      Les succès à l’exportation de la valise Aeroform

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      La société Aeroform France fabrique des autoclaves, des étuves et des valises de polymérisation pour l’industrie du composite et plus précisément pour l’industrie aéronautique et spatiale. Entre autres produits, Aeroform a conçu une “valise” permettant la fabrication, la réparation et la cuisson de structures composites. Ces valises sont conçues pour répondre aux spécifications actuelles de réparation dans le domaine aéronautique par exemple. Une valise est composée de capteurs de température (appelés thermocouples) et d’un ordinateur à écran tactile comme interface de gestion.

      Aeroform et Apitech ont collaboré pour la création d’un logiciel embarqué de pilotage de cette valise. Celui-ci permet de surveiller deux zones de chauffes simultanément. Des graphiques de mesures assurent la visualisation de la température de chauffe et d’alerter si la cuisson ne suit pas le programme paramétré. Il est possible de générer des rapports de cuisson au format PDf ou Excel afin d’avoir le suivi de l’activité. Le programme est disponible en unité métrique et impériale et en multi-langues.

      Ce programme fonctionne sur un système d’exploitation Windows XP Embedded et a été réalisé avec le langage C# sur la base du Framework 4.Net.

      A l’heure actuelle plusieurs valises ont été vendues en Asie et en Europe.